jeudi 14 décembre 2006

On HesPionne chez HP ?



La présidente du conseil d'administration de Hewlett Packard, Patricia Dunn, est accusée « d'espionnage ». Elle devra quitter son poste le 18 janvier 2007.

Revenons sur les faits. Début 2006, Patricia Dunn a chargé une agence de détectives privés d'obtenir des informations sur les membres du conseil et certains journalistes afin d'identifier les fuites « liées à la vie en interne de l'entreprise » et destinées à la presse américaine.
Le mouchard présumé a été vivement invité à démissionner, ce qu’il a fait en septembre, suivi par l’un de ses collègues qui n’a pas manqué de le faire savoir. La presse a donc relayé l’information.

Le 6 septembre dernier, le groupe a publié des explications et une enquête officielle a été ouverte. Patricia Dunn clame son innocence. Elle encourt une peine de plusieurs années de prison et des amendes de plusieurs dizaines de milliers de dollars. Sans compter ce que pourrait lui coûter une inculpation éventuelle par les autorités fédérales qui poursuivent leurs enquêtes.
Elle affirme que « toutes les sociétés font des enquêtes et les enquêtes sont, par leur propre nature, indiscrètes », ce qui est une forme d’aveu… Patricia Dunn avait pour devoir à l'égard de ses actionnaires de mettre un terme aux fuites émanant de son conseil d'administration. Or, il faut savoir que la loi américaine autorise une entreprise à surveiller ses employés, y compris à lire leur courrier électronique et écouter leurs conversations téléphoniques, tant que ces communications se font sur les réseaux propres à la société. Mais, l’enquête effectuée sur des journalistes, personnes extérieures à l’entreprise n’était pas autorisée.

Sources
Le Figaro – 9 octobre 2006
Le Figaro – 8 décembre 2006

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