vendredi 29 décembre 2006

Chez nos voisins suisses

A l’heure actuelle, Internet est indéniablement l’outil de travail indispensable pour l’entreprise. Son utilité n’est certes plus à prouver. Mais ne cache-t-il pas un risque sous-jacent, celui de perturber l’équilibre et le rendement de l’entreprise en distrayant ses employés ?
Tel est le constat observé récemment par des entreprises suisses, d’après l’enquête menée par le journal « Virus », dont les rapports sont publiés sur son site Internet (http://www.rsr.ch).

Voici le résumé d’un interview mené par Francesca Argiroffo, journaliste du groupe RSR :

Un informaticien employé dans une grande société de services a expliqué aux journalistes que les employés ont, théoriquement, toujours accès aux contenus diffusés sur la Toile. Un appareil spécifique permet de sortir du réseau interne avec un mot de passe. En 2005, la direction s’est appuyée sur ce dispositif pour tirer des statistiques. Or c’est à cette occasion que les abus commis jusqu’alors ont été dévoilés, suscitant l’effarement des supérieurs. Outre deux licenciements et le redressement du personnel, la société a installé un système de filtrage avec un software. Dès lors sont écartés de toute visite les sites à caractère pornographique, les jeux on-line, les chats, les sites humoristiques ainsi que l’accès aux e-mails privés (webmails).

En règle générale, seuls les sites pornographiques ou à caractère raciste sont filtrés du réseau par l’entreprise. C’est par exemple le cas de la société RSR, parmi tant d'autres. Cette mesure vise donc à dresser une barrière infranchissable entre l'internaute et les sites "blacklistés", comme cela se fait dans la sphère privée, au sein de la famille.

Mais certaines entreprises optent pour des mesures plus drastiques et font parfois preuve de prévoyance (excessive?). Ainsi, cela fait 6 ans que la Banque cantonale bernoise limite l’accès à Internet dans ses locaux à quelques postes mis à disposition des employés dans les couloirs de l’entreprise, aux yeux de tous. Impossible alors de surfer dans son bureau, à l’abris des regards indiscrets.

Désormais, les sociétés suisses, à l’image du monde de l’entreprise en général, sont méfiantes. Mais elles comptent avant tout sur le bon sens de leurs employés. Au même titre que le téléphone, elles rappellent que l’usage d’Internet au bureau dans le cadre privé est autorisé mais qu’il reste un outil à utiliser à bon escient, sous peine de porter préjudice à son employeur. Finalement, Internet au travail, c'est avant tout une affaire de confiance (entre employeur et employés) mais aussi de conscience professionnelle.

Sources :
Francesca Argiroffo — publié le 24/11/2006 17:12
http://www.rsr.ch/les-infos/virus/internet-outil-de-travail-ou-bouffeur-de-temps

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